1900-1914
: l’Amnésie Idenditaire. |
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Jean-Baptiste est tourneur à la Franco d’Oran suite à une mutation plus ou moins disciplinaire. Sa jeune sœur, Marie-Jeanne, se serait moquée, dit-on dans la famille, du supérieur hiérarchique de Jean-Baptiste ce qui lui aurait attiré ses foudres et cette mise à l’écart. Durant cet «exode» va naître à Oran en 1900 Maurice puis, cet essaim, de la famille KAPPES prendra la route de Perrégaux où elle s’installera pour de biens longues années. Vont naître en 1903 Albert, en 1905 Jean-Baptiste Junior dit Titou, en 1908 Adrien qui ne vivra que quelques mois, en 1909 Marcel et enfin en 1912 Lucien. Maurice, après de courtes études dont je peux dire qu'elles ont été sages à défaut d'être fructueuses, j’ai en ma possession un certificat de bonne conduite, entrera comme apprenti Tourneur, comme son père, aux ateliers centraux de la Franco à Perrégaux. Des bruits de bottes résonnent aux frontières de la France et ces Français s’enflammeront-ils spontanément pour la cause de leur pays ? A ce stade du récit, j’aimerais pouvoir sonder leurs esprits pour savoir ce qu’ont pu être les dualités qui les habitaient. Jean-Baptiste, bien que né en Algérie, ne pouvait en aucun cas ignorer ses origines. Qu’éprouvait-il et qu’éprouvèrent au sujet de ce futur conflit fratricide, tous les descendants ? N’oublions pas que quelques Prussiens des origines avaient demandé à être rapatriés sur leur terre d’origine. Certains liens ont dû perdurer entre amis ou familles. Malgré mon intérêt pour le sujet, je ne peux que supposer mais en aucun cas, affirmer ! Ils en reviendront tous trois, blessés ou intacts mais ils reviendront de ce conflit où ils ont peut être tiré sur des membres inconnus de leur famille. J’ai vu, lors d’un voyage à Wintrich accroché à la place d’honneur, un cadre, dans l’intérieur d’une maison, qui contenait un brevet pour les actes héroïques du titulaire lors des combats de la Marne. Avaient-ils été, par le destin, mis face à face mais, dans un camp différent ?
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