I HISTOIRE |
| Ce n’est qu’à la chute de Napoléon et suite au Traité de Vienne en 1815 que la rive gauche du Rhin tombe dans l’escarcelle Prussienne, «cadeau» de l’Autriche à la Prusse qui en fait la Prusse Rhénane. Ils devront se nommer désormais Prussiens, ce qui est pour eux intolérable. Naît alors une expression qui restera longtemps en vigueur : MussPreussen ? Ce qui signifie Prussiens malgré eux par opposition à StockPreussen qui sont les Prussiens Historiques. Un Jeune Journaliste écrit dans la «Nouvelle Gazette Rhénane» de Trêves, en 1848, l’article suivant qui nous indique bien ce qu’était leur sentiment vis à vis de la Prusse : Nous, « Prussiens» ??? Nous Rhénans avons la joie d’avoir récolté lors de la grande braderie de Vienne un «Grand-duc» de « Basse-Rhénanie» qui n’a pas tenu les engagements pris lors de son accession à sa dignité. Pour nous, le «Roi de Prusse» n’existe que par l’Assemblée nationale de Berlin, et comme pour notre « Grand-duc » de Basse-Rhénanie il n’existe aucune Assemblée nationale de Berlin, il n’existe pour nous aucun «Roi de Prusse». Un marchandage nous a fait échoir au Grand-duc de Basse Rhénanie ! Dès que nous aurons assez progressé pour ne plus reconnaître ce trafic des âmes, nous demanderons au «Grand-duc de Basse-Rhénanie» son «Titre de Propriété ». Peut-être aurez-vous reconnu la plume de ce jeune journaliste qui n’était autre que Karl Marx. Mais revenons un instant à l’arrivée des troupes françaises. Un Auteur de la fin du siècle dernier, A. Rambaud, nous dit que partout dans cette région, ils étaient accueillis en libérateurs par les populations locales et partout se plantaient les «Arbres de la Liberté». Cette Région étant majoritairement Catholique, elle avait à subir des brimades de la part de la religion dominante, le Protestantisme. De plus, cet Auteur nous apprend encore que l’archaïsme des institutions politiques faisait que la Rhénanie était encore une région où régnait un certain féodalisme. C’est par là, que l’arrivée française par la mise en vigueur de notre Constitution et plus tard de l’application du Code Napoléon rencontra toute l’adhésion de ces populations de par le modernisme de ces nouvelles dispositions beaucoup plus favorables. Il se trouvera nombre de Grognards de la Grande Armée originaires de ces départements français et des Associations de Vétérans des Campagnes Napoléoniennes persisteront jusqu’en 1900 dans certaines villes comme Mayence ou Coblence ! Après la Guerre de 1870, un autre Auteur écrira encore : «Assurément, dans les pays Rhénans, les sentiments français tendent à s’effacer. La guerre de 1870, où rhénans et prussiens ont mêlé leur sang, y a contribué. Mais les germes français n’en sont pas extirpés : une pluie favorable les y ferait croître et fleurir. » C’était là une vision bien idéaliste à mon sens car pouvait-on encore croire à cette idée et qu’en serait-il, de ces germes, après les 2 conflits qui allaient encore survenir ??
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