I LE PAYS |
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| La raison
déterminante de l’établissement du village au lieu
dit la Stidia fut donc la présence d’une source en cet endroit
; de Mazagran à la Macta, sur une distance de près de 30
km, on ne rencontrait de l’eau que sur un autre point très
proche de Mazagran : Aurea. L’Aïn Stidia s’échappait
du flanc de la montagne en différents filets ; pour les recueillir,
force fut au génie d’exécuter quelques travaux qui
mirent à nu un ban d’argile assez épais sur lequel
elle glissait. Son débit était peu abondant : « la
source, au moment le plus défavorable de l’année,
il est vrai, n’a donné qu’un débit de deux litres
par seconde : - ce débit correspond à un volume d’environ
17,2000 litres en 24 heures. « Et le rapport calculait que cette
quantité d’eau ne pouvait alimenter qu’une population
de 1 000 habitants avec 500 têtes de gros bétail et que le
surplus serait à peine suffisant pour irriguer un maximum de 10
hectares. Toutefois, les commissaires enquêteurs laissaient entendre
que le banc d’argile qui donnait naissance à la source se
poursuivait à droite et à gauche et que la découverte
de filtrations du même genre était probable : cette espérance
s’est réalisée en partie ; car, depuis lors, non loin
de la source ancienne, d’autres filets ont été captés
qui ont augmenté sensiblement la quantité d’eau dont
disposent les habitants actuels. Sur la place du village, l’eau
coule dans de larges et longs bassins, servant d’abreuvoir le lavoir
est bien alimenté, enfin chaque famille a l’eau nécessaire
à ses besoins. Cependant, l’irrigation reste impossible sur
de grands espaces ; seuls les jardins sont arrosés.
La quantité d’eau, sans être insuffisante, n’est donc pas assez abondante pour être d’une utilisé véritable à l’agriculture ; la qualité la rend de plus assez désagréable comme boisson : « elle est insipide plutôt que saumâtre, disait le rapport ; elle dissout le savon difficilement, ne cuit pas bien les légumes secs. Malgré cela, elle n’est pas malsaine, car les soldats qui sont campés autour de la fontaine la trouvent délicieuse, quand ils y sont habitués, et aucun ne s’en trouve incommodé ». Les habitants de la Stidia ont même goût que les soldats ; ils se contentent parfaitement de cette eau et ont même refusé de faire intervenir la commune dans les frais d’établissement de la conduite qui doit amener les eaux de Mazagran à Arzew. Dans toute la région, entre ces deux points, même dans le massif d’Arzew, l’eau est légèrement saumâtre, et pour distribuer de l’eau douce à tous les centre européens, on tout dernièrement entrepris de faire venir les eaux de Mazagran à Arzew pour une conduite longue de 40 à 50 km ; les Stidiens, qui tiennent à leur eau, n’ont pas voulu de celle qu’on leur présentait, suscitant même des difficultés pour le passage de la conduite dans leurs communaux. Il est équitable de reconnaître que du moment où on a eu capté les derniers filets, leur eau a été moins mauvaise. Ajoutons que le goût des étrangers n’est pas celui des colons de la Stidia, qu’autrefois les passagers ne s’arrêtaient pas pour ne pas avoir à se désaltérer à cette halte et qu’actuellement un hôtelier s’est assuré une bonne clientèle en faisant venir de l’eau douce, chaque jour, par le courrier. Comme topographie générale, les environs de la Stidia affectent la forme de deux plateaux, s’étageant en terrasses au-dessus de la mer et sur lesquels on s’élève par des talus rapides. Du sommet du premier talus jusqu’à l’extrémité Sud du village, en se dirigeant vers la source, le terrain est à peu près plat sur un parcours de 700 à 800 mètres ; toutefois, le bourrelet des dunes bordières domine de quelques mètres la surface de ce premier plateau, de telle sorte qu’il ressemble en réalité à une vallée dont le fond serait à peine accusé. Quand on vient de Mazagran ou de la Macta par la belle route qui traverse tout le pays, on perçoit peu ce vallonnement ; il faut s’élever sur les hauteurs qui courent au Sud parallèlement à la côte. La vue y est splendide ; si les regards se portent vers le Nord, ils embrassent la merveilleuse baie d’Arzew aux contours presque géométriques avec sa ceinture de villages qui en couronnent les bords bleus de points d’une éclatante blancheur : Port aux Poules, Damesme, Saint-Leu, Sainte Léonie, Arzew, etc… ; si on les retourne en arrière, on aperçoit au loin, à travers la buée du matin les lignes indécises où finit l’immense plaine de la Macta. A droite, à gauche, des ondulations du plateau, quelques mamelons boisés ou couverts de cultures ; aux pieds enfin, très près, le village de la Stidia avec ses petites maisons basses, couvertes en terrasses, ses larges rues, ses quartiers symétriquement disposés et dont les bruits matinaux vous parviennent indistinctement, mêlés aux chants des alouettes qui prennent leur vol vers le ciel. Le village s’étend sur le premier plateau, qui, vu d’en haut, resserré entre les collines et les dunes, ressemble bien à une longue et étroite vallée, sinueuse comme la côte. Sous leur revêtement de plantes et d’arbustes, se laisse deviner la formation géologique de ces deux terrasses ; elle nous expliquera cette topographie générale et l’apparition de la source au pied du second talus. Partout dans la région de Mostaganem et s’étendant fort loin sur les bords de la vallée du Chélif, le géologue retrouve le terrain sahélien, avec ses marnes, ses argiles, entrecoupées de quelques couches de grès ; ce terrain renferme de nombreux cristaux de gypse, et les eaux qui glissent sur ces marnes, s’imprègnent plus ou moins de sel ; de là le goût saumâtre des eaux de la Stidia et de celles de toute la région. Ces marnes sahéliennes sont légèrement inclinées et s’enfoncent sous la mer. Elles constituent le substratum général, l’ossature des deux plateaux, dont l’émergence au-dessus de la mer a du avoir lieux vraisemblablement à des âges différents. Le pied du second talus marque à n’en pas douter la bordure d’un ancien rivage. Le premier de ces plateaux est élevé d’une cinquantaine de mètres au-dessus de la mer ; le second d’une centaine. La surface de l’un est recouverte par des terrains quaternaires, sables, humus, argiles délitées : c’est la partie cultivable et très riche. On n’y rencontre pas d’arbres près du village. Sur une longueur de vingt kilomètres, partout le même sol rouge, le sable silicieux ayant été coloré par l’humus et un peu d’oxyde de fer. Ce terrain léger, meuble, se prêtait à toutes les cultures, et pour peu que le colon fut actif, laborieux, intelligent, il rendrait de splendides moissons. Aujourd’hui, après plusieurs années de culture et quoiqu’il ne lui soit pas restitué sous forme d’engrais ou d’amendements tous les éléments qui lui sont enlevés, la terre reste féconde ; chaque année, elle se couvre d’une végétation merveilleuse. Mas il y avait un danger qu’on n’a pas évité. Il eut été prudent de ne point toucher au revêtement d’arbustes qui couvraient les dunes et fixaient les sables ; on a tout défriché et cultivé et maintenant, quand les vents violents soufflent de la mer, les sables sont emportés, même la couche superficielle de la terre arable, l’humus, est enlevée ; on est même obligé de protéger les premiers bourgeons de la vigne par des sillons de seigle, semés entre les rangs de ceps. Même phénomène se produirait du côté de la forêt de la Macta, si l’administration forestière ne surveillait sévèrement cette partie des dunes. Il y avait aussi un autre danger à prévenir en asseyant les fondations des édifices publics un peu lourds, celles de l’église en particulier sur le sous-sol marneux ; il était à prévoir, si l’on ne prenait pas des précautions, que des glissements se produiraient. Dernièrement, par mesure de précaution, on fût obligé d’interdire la célébration des offices dans cette masure qui menace ruine. Que d’erreurs analogues ont été commises dans la construction de plusieurs centres algériens, par suite d’études géologiques insuffisantes ! Ces mêmes marnes sahéliennes supportent bien aussi le second plateau, mais elles sont couvertes par des couches de calcaire et de grès, dues à l’époque pliocène. Ces roches pointent sur les pentes septentrionales, près de la source. Au-dessus de ces rochers, mêmes terrains quaternaires sablonneux que dans le bas. Or ces sables du quaternaire, ces calcaires et ces grès du pliocène forment comme une éponge ; essentiellement perméables et disposées horizontalement, elles se laissent traverser par les eaux qui forment à leur base, à leur contact avec les marnes, une nappe aquifère, ce qui le prouve, c’est que sur le plateau, dans la direction de Noisy les Bains, quelques puits ont donné de l’eau, et si l’on a la précaution de ne pas pousser le sondage jusqu’à l’argile, l’eau n’est pas saumâtre. A la Stidia ces mêmes eaux ont déjà glissé sur les argiles, les ont plus ou moins pénétrées et s’y sont chargées de sel. Selon toute vraisemblance, on aurait pu l’obtenir moins saumâtre et plus abondante, si on avait poussé les recherches plus profondément et avec plus de méthode scientifique. Au moment de la création du village, le plateau supérieur à cause de la nature de ses roches, était très boisé, couvert de broussailles et de lentisques énormes. Le défrichement fut pénible ; mais les premiers immigrants, dénués de toutes ressources, trouvèrent dans ce bois qu’ils allaient vendre à la ville voisine de quoi ne pas mourir de faim. Les collines se déboisèrent rapidement, et comme le sol en était très léger, les tempêtes, les bourrasques furieuses du Nord-Ouest, dénudèrent ces roches.
A cette salubrité, elle ajouta de bonne heure la facilité des communications. Déjà à l’époque où les premières maisons furent construites, il existait une route de Mostaganem à Arzew ; elle traversait le village mais elle était ouverte seulement jusqu’à la Macta, et de plus nullement empierrée. Telle quelle, elle suffisait aux premiers besoins des colons. Combien de centres algériens à leur naissance se seraient contentés d’une voie pareille ! Cette route se tenait à peu de distance de bords de la mer ; trait d’union entre deux villes commerçantes elle devait être très fréquentée. Et la Stidia serait le gîte d’étape indiqué, l’auberge où s’arrêteraient les rouliers. On espérait même que cette facilité des communications développerait des industries et on réserva dans le village des lots pour les industriels. Evidemment, on se trompait ; car la proximité d’une ville comme Mostaganem défiait toute concurrence. Aussi, quoique les routes aient été améliorées, que d’autres aient été tracées vers Noisy, la Stidia est restée ce qu’elle devait être un simple centre agricole et un relais pour les diligences. Tous les jours et plusieurs fois par jour, sur la route passent des courriers qui relient le village à Mostaganem ou à la station de la Macta sur la ligne Arzew-Saïda.
Le climat de la Stidia serait-il défavorable ? En 1846, les statistiques climatologiques faisaient défaut ; d’ailleurs cette étude exige de nombreuses données et il n’est pas étonnant que le rapport de la commission d’enquête soit demeuré muet sur ce sujet. Mais depuis des stations météorologiques, créées à Arzew et à Mostaganem, ont recueilli de nombreux documents sur le climat de ces deux villes dont ne peut différer sensiblement celui de la Stidia toute voisine. Les températures moyennes de ces deux villes sont pour chaque mois :
La chaleur est donc un peu plus élevée à Arzew qu’à Mostaganem, d’abord parce que cette dernière ville est bâtie à une altitude de 80 m, tandis que la première n’est qu’à 20 m ; puis l’une est balayée par les vents d’Est et d’Ouest ; l’autre, protégée par la massif du Cap Falcon ne subit pas l’influence rafraîchissante de ces grands courants aériens. Le climat de la Stidia doit se rapprocher beaucoup plus de celui de Mostaganem que de celui d’Arzew ; altitude intermédiaire de 46 m, orientation Est-Ouest de la vallée, aération parfaite, terrain sablonneux, tout concourt à rendre la température plus régulière qu’à Arzew. Quant aux maxima et aux minima extrêmes, dont l’observation est si importante quand il s’agit d’agriculture et de culture maraîchère, le voisinage immédiat de la mer nous est un sûr garant qu’ils ne s’élèvent ni s’abaissent assez pour nuire à la végétation. Les précipitations pluviales ne paraissent très abondantes ni à Arzew ni à Mostaganem, mais elles suffisent pendant la période hivernale.
Ces moyennes mensuelles calculées d’après toutes les observations recueillies, ne laissent pas que de faire ressortir une sensible différence dans la répartition des pluies le long de cette baie. Arzew serait beaucoup plus favorisé par les pluies d’hiver et n’en serait pas dépourvu même pendant les mois d’été, mais la quantité d’eau qui y tombe ne s’élève qu’à 475,4 m, une des plus faibles du littoral algérien. Mostaganem recevrait ses précipitations pluviales les plus abondantes en automne, mais en manquerait presque totalement en été, ce qui au demeurant est le cas de la majeure partie de l’Algérie ; la tranche de pluies y atteint 524,1. Exposée comme Mostaganem aux vents d’Ouest et du Nord, les vents pluvieux dans cette partie de l’Afrique, et peu éloignée de cette dernière ville, la Stidia qui n’a cependant ni son altitude, ni derrière elle un massif montagneux aussi élevé reçoit probablement une quantité de pluies annuelle légèrement inférieure. La grêle y est rare ainsi que dans toute l’Oranie, circonstance heureuse pour les cultures délicates et pour la vigne. Mais les bourrasques s’engouffrent avec violence dans cette baie largement ouverte. Si Arzew est protégée contre ceux de l’Ouest, la Stidia et Mostaganem les subissent dans toute leur intensité et rien ne les défend non plus contre les tempêtes du Nord ; alors même que l’habitude de cultiver les primeurs s’établirait à la Stidia, de toute nécessité, il faudrait les protéger par des haies vives de roseaux ou par tout autre moyen. Elles n’ont d’ailleurs quelques probabilités de s’implanter dans la commune que si la sécurité des personnes et des biens y est assurée. Non pas que cette sécurité ait été menacée ou le soit plus actuellement que sur tout autre point de la colonie ; la proximité de Mostaganem, la fréquentation de la route, l’absence de toute agglomération musulmane compacte et turbulente dans les environs l’existence d’une immense plaine au Sud-Ouest, derrière ce Sahel sans largeur, faisant bien espérer de l’avenir, lors de la création. Différents douars entouraient son territoire ; ils appartenaient soit aux Hadards de Mazagran, soit aux Ouled Kamdan de la tribu des Medjhers, soit aux Abid Chéragas. La commission d’enquête insistait sur la fidélité et le dévouement au moins apparents des populations indigènes ; elle remarquait qu’une année auparavant, au moment de l’apparition de Bou Maza aux portes de Mostaganem la tranquillité sur la route d’Arzew n’avait jamais été troublée et elle en cherchait la cause dans les rapports que ces tribus entretenaient avec Mostaganem, dans les bénéfices qu’elles y réalisaient par la vente de leurs denrées ; quoi qu’il en soit de ces raisons, la sécurité n’a jamais été compromise du moins en ce qui concerne les personnes. Mais pour étendre et diversifier les cultures, un centre agricole a un impérieux besoin d’une autre sécurité, la sécurité des biens. Or, lorsqu’on parcourt les campagnes algériennes, on a l’impression très nette que cette dernière forme de sécurité n’est pas entière ; les colons ne se livrent qu’aux cultures qui ne peuvent être volées ; les jardins, les arbres fruitiers se renferment dans l’enceinte du village ou se tapinent le long des fossés ou des remparts. A la Stidia, bien des fois en vingt quatre heures, il m’a été affirmé que les vols étaient nombreux et que même dans le village, une garde de nuit exécutait de fréquentes patrouilles pour écarter les maraudeurs indigènes. Parfois la disposition du périmètre de colonisation est un obstacle à une surveillance effective : c’est le cas pour la Stidia, dont le territoire se prolonge à l’Est et à l’Ouest sur 6 km environ. Il ne pouvait en être autrement ; les meilleures terres sont situées dans cette vallée sans largeur et, pour avoir une superficie assez vaste, il était de toute nécessité de constituer ainsi en un long et étroit ruban ce territoire, d’autant plus que les terres appartenaient au beylik ; lorsqu’on les affecta à la colonisation, le Bureau Arabe les louait aux Hadars de Mazagran et aux Coulouglis de Mostaganem. L’emplacement du village, bien qu’imposé par la proximité de la source, occupait le centre de ce périmètre. On lui attribua une surface de 12 hectares avec une enceinte de 1 940 m. Ainsi que dans tous les centres construits par le génie, la disposition géométrique est partout frappante. Quatre portes, une place centrale très vaste servant de champ de foire, où sont groupés tous les édifices publics, de petites places à chaque intersection de rues, puis des maisons construites sur le même modèle, couvertes en terrasses et des jardins spacieux attenant aux habitations, des rues larges de 8 à 10 m, trop larges même, où l’herbe envahit les côtés, de grands bassins sur la place au long lavoir bien cimenté et couvert, partout on retrouve l’amour de la symétrie qui fatigue même à la fin, et on se prend à regretter les rues tortueuses et pittoresques de nos villages français. Au dehors de l’enceinte, dans l’allotissement des terres, pareilles division géométrique : de chaque côté de la route, des grands rectangles découpent la vallée. Tout colon recevait de 10 à 12 hectares, dont 7 pris dans la plaine, 3 ou 4 sur le plateau et le reste dans le village : c’était bien peu pour réussir, car les familles étaient nombreuses. On se montre plus généreux de nos jours. Ces lots n’étaient pas d’un seul tenant : animée par une pensée de stricte justice, l’autorité militaire avait voulu donner à chacun une part des terres d’excellente qualité, une des médiocres, une part des terres rapprochées du village, une des éloignées. Les lots furent donc composés de plusieurs terrains disséminés. Les concessionnaires s’en plaignent encore de nos jours, alléguant que la surveillance est moins facile et le travail plus pénible. Il me semble que très judicieuse avait été la mesure et qu’elle a réservé l’avenir. Constituer de grandes propriétés, des latifondia, eût été singulièrement plus facile, si les lots primitifs avaient été d’un seul tenant. De quelles conséquences désastreuses pour le maintien de la petite propriété et pour le peuplement n’aurait-on pas payé un faible avantage économique ? A la Stidia, il ne se trouve encore aucune grande ferme hors du village ; excepté toutefois sur le territoire des Abid Cheraga, chez lesquels, par achat de terrains indigènes, voisins les uns des autres, il a pu s’en établir une.
Le climat mieux connu a été jugé favorable, les
moyens de communication se sont multipliés t sont devenus plus
rapides, l’eau coule plus abondante. N’étaient-ce
pas là autant de causes matérielles, qui faisaient présager
dès le début et assuraient dans la suite le succès
du peuplement de ce centre, malgré la faible étendue des
terrains concédés, et peut-être aussi malgré
d’autres éléments défavorables, résultant
de l’état de la population qu’on allait y installer
? |
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