IV LE ROCHER DU DIABLE |
| Un jour, le diable s'aperçut que parmi les gens qui franchissaient le seuil de l'enfer, il ne se trouvait plus personne de Bundenbach. Il en eut beaucoup de dépit. " Ma chère Dame, pourriez-vous m'indiquer le chemin de Bundenbach . Est-ce loin encore ?A ces mots, elle enleva le couvercle du panier qu'elle avait au bras. " Toutes ces chaussures que voici, aux semelles trouées, je les ai usées sur la route, depuis que j'ai quitté Bundenbach. Et vous me demandez si c'est loin ! "." Décidément, non ! Leur église ne vaut pas tant de peine ! " Et le diable subitement découragé s'en alla, laissant sa grosse pierre au bord du chemin. Mais la rusée petite vieille qui avait si aimablement éconduit le diable n'était autre que la femme du savetier de Bundenbach. Elle venait précisément de faire la tournée habituelle parmi la clientèle de son mari et ramenait de l'ouvrage à l'échoppe. C'est depuis ce moment-là qu'on dit dans la région de quelqu'un de très borné : " Il est sot comme le diable ". Certains pensent aussi que c'est de là que vient le proverbe : " Contre femme et sa malice, Satan perd ses artifices ".
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