XIII Courrier Ministre de l'Intérieur |
| Paris, le 3 octobre 1846 Monsieur le Préfet,, J'ai reçu votre lettre du 29 septembre dernier, par laquelle vous m'informez que 24 individus, reste de l'immigration prussienne, et qui n'avaient pu être embarqués pour Oran, venaient d'être dirigés par terre sur Marseille, avec le secours des routes, d'après une autorisation de Monsieur le Ministre de la guerre à la date du 21 du même mois. Vous appelez mon attention sur la nécessité de prendre des mesures pour faire rentrer ces 24 individus dans la possession des effets qui ont été embarqués avec ceux de leurs compatriotes sur le dernier navire parti de Dunkerque, portant ceux-ci en Algérie, et vous exprimez le désir que les autorités de la Colonie soient invitées à veiller sur ces effets afin qu'ils soient retrouvés par les propriétaires à leur arrivée. Je me serai empressé d'écrire à ce sujet à Monsieur le Ministre de la guerre si j'avais pu en même temps lui transmettre l'état des coffres et malles qui forment le bagage des 24 individus actuellement en route pour Marseille, mais comme je vois dans le rapport à vous adressé par Monsieur le Sous Préfet de Dunkerque, le 17 septembre que cet état dressé par le commissaire de police Salvigne de la Cipière, vous a été remis, je vous prie de bien vouloir me le faire parvenir immédiatement. Agréez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération distinguée. Pour le Ministre et par autorisation
Le Sous Secrétaire d'Etat de l'Intérieur
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