Les Courriers Administratifs : 1846-1847


Vous allez trouver dans le menu à gauche de cette page, un ensemble de courriers échangés entre les Entreprises, les autorités et les Ministères qui eurent à traiter de l'affaire des Prussiens de Dunkerque.

Ils ne sont pas classés chronologiquement mais de manière à faciliter la compréhension de toute cette affaire. Dans la mesure du possible, je m'efforce de mettre la réponse à la suite du courrier qui en est à l'origine.

Il ne sont pas tous présents, loin s'en faut, c'est un travail de transcription long et fastidieux car la calligraphie des textes ne répond pas toujours aux normes de cet art. Par endroits, ils sont tellement endommagés par les outrages du temps qu'il faut se pencher sur ces textes pendant de longues minutes pour en saisir le sens au travers de tous les manques.

Dans la mesure du possible, je me suis efforcé de ne pas interpréter mais de retranscrire le plus fidèlement possible. Certains noms, par exemple, que nous connaissons par d'autres documents me semblent mal orthographiés. Pourtant, je ne me suis permis en rien le droit d'y apporter des corrections.

Vous allez apprendre par exemple que le Commissaire de Police de Dunkerque et le Sous-Préfet émettaient de sérieux doutes quant à la probité du Sieur Charles Delrue qui siègeait au Tribunal de Commerce de la Ville et plus encore, envers son émissaire en Allemagne, le triste Sieur Diel. Vous verrez encore que l'autorité supérieure, comme il est dit dans ces courriers, est plus réservée envers la mise en cause de ce notable local qu'était ce Monsieur Charles Delrue et adresse sous une forme "diplomatique" moult reproches au Sous-Préfet quant à sa manière de traiter cette affaire alors qu'en fait, elle ne fait qu'appliquer ses décisions mais en les reprenant à son compte. Prérogatives obligent ...

Plus loin, vous allez découvrir que la quête de documents, concernant les Prussiens, ne date pas d'aujourd'hui car leurs papiers avaient déjà disparu en 1846-1847 et que l'administration militaire d'Oran les quémandait déjà. Mis à part un miracle, je crois qu'il est illusoire, comme je l'ai cru un temps, imaginer retrouver ces papiers dans de quelconques archives. Ils avaient été confiés aux Capitaines des navires. Là, est la dernière piste.

Pour conclure, forgez-vous votre propre religion à la lecture de ces courriers qui sont très instructifs et qui apportent un peu de vécu, par les mots de leurs contemporains, dans toute cette histoire qui nous intéresse puisque ce sont ici nos racines racontées quasiment au jour le jour.