Le Rio Grande do Sul
L'économie Gaucho se concentrait dans l'élève du bétail et les zones de plaines étaient préférées par l'occupation luso-brésilienne qui néanmoins n'était pas très intense dans la région des plateaux. Le Rio Grande do Sul avait donc de grandes zones inhabitées et vierges de tous propriétaires dans toute sa moitié septentrionale comprenant la zone de forêts dans la plaine à la marge des grands fleuves qui forment l'estuaire du Guaïba, le flanc nord-est de la Sierra et les brousses du sommet du Alto Uruguai.



Les Premiers colons allemands arrivèrent au Rio Grande do Sul le 25 juillet 1824 dans la colonie de Sao Léopoldo en un convoi de 39 personnes comptant neuf familles différentes. Après ces défricheurs arrivèrent entre 1824 et 1830, 5350 autres allemands. Entre 1830 et 1844, l'émigration allemande fut interrompue puis, à sa reprise, entre 1844 et 1850 plus de 10 000 arrivèrent comme d'ailleurs entre 1860 et 1889. L'estimation officielle généralement acceptée est qu'entre 1844 et 1914, il est arrivé 50 000 allemands et qu'au total, ils ont créé 142 colonies (Il est étrange que ces sites de peuplement portent le même qualificatif qu'en Algérie).



A partir de Sao Léopoldo, les colonies allemandes se sont éparpillées de secteur en secteur commençant par les plus proches pour atteindre les zones les plus éloignées. En règle générale, ces premières colonies se situaient près de fleuves. D'une grande importance stratégique, les fleuves étaient les " routes " qui reliaient entres elles les colonies pour le commerce des différentes productions et l'achat de fournitures. Le gouvernement provincial profita que des individus, considérés comme indésirables par la population, créaient des problèmes à Sao Léopoldo pour faire une tentative qui, d'ailleurs échoua, en envoyant 67 personnes créer la colonie Sao João dans la région des Missions. Au long du voyage, plusieurs tombèrent malades et une partie du groupe se dispersa. Le reste fut conduit à Sao Borja. Une deuxième décision du gouvernement provincial était de peupler la zone de forêts entre Santa Catharina et le Rio Gande do Sul et pour ce faire, il forma deux groupes. L'un formé de catholiques de Sao Pedro de Alcântara et l'autre, de protestants de Três Forquilhias. Isolés, sans pouvoir commercialiser leur production, les deux colonies ont fini par se dissoudre. Les Allemands, restés dans le secteur, se sont intégrés à la population et à la culture de la région tandis que quelques autres se sont installés dans la montagne dans la zone de Sao Francisco à Bom Jésus.

Toujours à partir de Sao Léopoldo ont été occupées, par des entreprises particulières, les rives du fleuve Rio dos Sinos par les colonies : Mondo Novo (actuel Taquara), en 1847 ; Padre Eterno, Sapiranga et Picada Verão (toutes en 1850) ; puis se sont loties Médio Caí, et créées Bom Princípio (1846), Caí (1848), Montenegro (1857) et Nova Petrópolis (1858) entre autres. Cette dernière a été le point le plus haut atteint par la colonisation allemande dans la montagne.



Du Taquari et du rio Pardo se sont installées Estrela (1853), Lajeado (1853) et Teutônia (1868), jusqu'à la fin du siècle, les terres en vente du côté occidental du Médio Taquiri étaient occupées par des Allemands. Le gouvernement de la province, à son tour a créé la colonie de Monte Alverne à Santa Cruz, et en 1855 Santo Ângelo .

Les nouvelles colonies qui sont apparues à partir du noyau initial de Sao Léoplodo, n'ont pas été occupées uniquement par des émigrés allemands. Par la suite, il se passa un phénomène naturel qui fit sortir les colons, des zones les plus anciennes, à la recherche de nouvelles terres dans d'autres régions et c'est ainsi qu'ils ont occupé la plus grande grande partie du Rio Grande do Sul. Après 1914, il n'existait plus aucun secteur vierge et donc disponible ; ces colons ont commencé à migrer vers Santa Catharina et Paranã et de nos jours, migrent vers le Mato Grosso.